Auto-évaluez le niveau de dépendance (GIR) d'une personne âgée à partir des 10 variables discriminantes de la grille AGGIR.
La grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources) est l'outil officiel utilisé en France pour évaluer le degré de perte d'autonomie d'une personne âgée.
Elle permet de classer la personne dans un GIR (Groupe Iso-Ressources), de GIR 1 (dépendance totale) à GIR 6 (personne autonome).
Ce classement, aussi appelé niveau de dépendance ou degré d'autonomie, conditionne notamment tout accès à l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie).
Utilisée depuis les années 1990 par l'ensemble des conseils départementaux français, cette grille AGGIR sert de référence commune pour objectiver une évaluation par nature en partie subjective.
Comment calculer son GIR ou celui d'un proche ? En observant des gestes concrets de la vie quotidienne, plutôt qu'en se fondant sur un simple diagnostic médical.
Qu'est-ce que le GIR exactement ? C'est un chiffre allant de 1 à 6 qui résume, en un seul indicateur, le degré d'autonomie ou de dépendance d'une personne âgée.
On parle aussi de « groupe iso-ressources », de « niveau de perte d'autonomie » ou de « degré de dépendance » pour désigner ce même classement AGGIR.
Pour chacune des 10 variables discriminantes proposées, sélectionnez A (fait seul, sans aide), B (fait partiellement ou avec incitation) ou C (ne fait pas, nécessite une aide totale).
Basez votre choix sur la capacité réelle observée chez la personne évaluée, puis cliquez sur Calculer pour obtenir une estimation indicative du GIR.
Pour une évaluation la plus fidèle possible, observez le comportement réel et habituel de la personne au quotidien, plutôt que sa capacité théorique lors d'un « bon jour ».
L'évaluation officielle réalisée par l'équipe médico-sociale du département suit exactement cette même logique d'observation concrète et attentive.
C'est une condition indispensable pour aboutir à un classement représentatif de la situation réelle de la personne évaluée sur la durée.
| GIR | Niveau de dépendance | APA |
|---|---|---|
| GIR 1 | Dépendance totale, confiné(e) au lit ou au fauteuil | Éligible |
| GIR 2 | Dépendance importante, fonctions mentales altérées ou mobilité très réduite | Éligible |
| GIR 3 | Autonomie corporelle partielle, aide plusieurs fois par jour | Éligible |
| GIR 4 | Aide pour les transferts et certains actes, mais déplacement seul possible | Éligible |
| GIR 5 | Autonomie quasi complète, aide ponctuelle pour la toilette ou les repas | Non éligible à l'APA |
| GIR 6 | Personne autonome pour les actes essentiels de la vie courante | Non éligible à l'APA |
Le groupe iso-ressources (GIR) le plus dépendant porte le numéro 1, et non le numéro 6 : plus le chiffre est petit, plus la dépendance est importante.
Seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l'APA. Les GIR 5 et 6, correspondant à une autonomie quasi complète ou totale, en sont exclus.
Si la personne est jugée éligible (GIR 1 à 4), une demande d'APA peut être déposée auprès du conseil départemental.
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Notre calculateur d'âge de départ à la retraite aide, lui, à anticiper le moment du départ.
La question de la dépendance s'accompagne souvent de démarches patrimoniales anticipées, notamment lorsqu'un placement en EHPAD devient nécessaire.
Son financement implique fréquemment la vente ou la transmission d'un bien immobilier familial.
Notre calculateur de frais de succession permet d'anticiper ces aspects patrimoniaux, souvent traités en parallèle de l'évaluation du GIR.
Ces démarches, distinctes sur le plan administratif, sont fréquemment engagées de façon concomitante par les familles confrontées à une perte d'autonomie soudaine d'un proche.
Une vision d'ensemble regroupant aspects sociaux, médicaux et financiers aide à mieux traverser cette période délicate pour l'entourage.
Le niveau de GIR constitue l'un des critères déterminants, aux côtés de facteurs sociaux et familiaux, dans l'arbitrage entre maintien à domicile et entrée en établissement spécialisé (EHPAD, résidence autonomie, accueil de jour).
Une personne classée en GIR 3 ou 4 peut souvent continuer à vivre à domicile avec un plan d'aide adapté : aide-ménagère, portage de repas, téléassistance, passages infirmiers.
Une personne en GIR 1 ou 2, présentant une dépendance plus lourde, nécessite fréquemment une surveillance ou une aide beaucoup plus rapprochée.
Ce niveau de dépendance élevé est souvent difficilement compatible avec un maintien à domicile, sauf entourage familial très présent au quotidien.
Cette décision, éminemment personnelle et familiale, doit tenir compte de contraintes objectives comme la configuration du logement et son accessibilité.
La disponibilité et l'épuisement éventuel des aidants familiaux entrent aussi en ligne de compte dans ce choix difficile.
Les ressources financières disponibles pèsent également : l'entrée en établissement représente un coût mensuel significatif, partiellement compensé par l'APA en établissement.
Au-delà des dispositifs institutionnels, une part importante de l'accompagnement des personnes en perte d'autonomie repose en pratique sur les aidants familiaux : conjoints, enfants ou proches.
Ce soutien quotidien, souvent considérable, vient en complément ou parfois en l'absence totale d'aides professionnelles suffisantes.
Ce rôle d'aidant, rarement rémunéré et souvent invisible dans les statistiques officielles, représente une charge physique et psychologique significative.
Il peut conduire à l'épuisement progressif si aucun relais adapté n'est mis en place à temps.
Plusieurs dispositifs de répit existent pour soutenir concrètement ces aidants, à commencer par l'accueil de jour.
L'accueil de jour permet à la personne dépendante de passer une ou plusieurs journées par semaine dans une structure adaptée pendant que l'aidant se repose.
L'hébergement temporaire en établissement, pour une courte période donnée, constitue une autre solution de répit fréquemment utilisée.
Le droit au répit, intégré dans certains plans d'aide APA, offre une enveloppe financière supplémentaire dédiée au financement de solutions de répit pour l'aidant principal.
Solliciter ces dispositifs, souvent méconnus du grand public, constitue un élément important d'une prise en charge durable et soutenable dans le temps.
Auto-évaluation indicative uniquement. Le GIR officiel ne peut être déterminé que par une équipe médico-sociale (médecin ou infirmière du conseil départemental) à l'aide de la grille AGGIR complète et de son algorithme officiel. Ce calculateur simplifié ne remplace en aucun cas cette évaluation.
Les 10 variables discriminantes de la grille AGGIR couvrent l'ensemble des gestes essentiels de la vie quotidienne, chacune évaluée sur trois niveaux : A, B ou C.
A signifie que la personne fait seule, spontanément, totalement et correctement. B signifie qu'elle fait partiellement, ou non spontanément, ou non totalement.
C signifie que la personne ne fait pas, ne peut pas ou ne veut pas faire le geste évalué.
La cohérence évalue la capacité à converser et à se comporter de façon logiquement adaptée.
L'orientation mesure, elle, la capacité à se repérer dans le temps et dans l'espace ; ces deux variables couvrent les fonctions cognitives de la personne.
Les variables corporelles (toilette, habillage, alimentation, élimination) évaluent l'autonomie pour les gestes d'hygiène et de soins de base.
Les variables de mobilité (transferts, déplacements intérieurs et extérieurs) mesurent, elles, la capacité physique à se mouvoir de façon autonome.
La variable de communication à distance évalue la capacité à utiliser un téléphone ou un système d'alarme pour alerter en cas de besoin.
C'est un élément particulièrement important pour évaluer le risque en cas de chute ou de malaise soudain en l'absence d'un tiers au domicile.
Le montant précis de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie varie selon le GIR retenu et selon les ressources exactes du bénéficiaire.
Un plafond mensuel de plan d'aide est fixé pour chaque niveau de dépendance, plus élevé pour les GIR les plus lourds (GIR 1) et dégressif jusqu'au GIR 4.
Ce plafond représente le montant maximal des dépenses d'aide (aide à domicile, portage de repas, téléassistance, accueil de jour régulier) que l'APA peut prendre en charge.
Une participation financière du bénéficiaire, appelée « ticket modérateur », reste généralement due au-delà d'un certain niveau de ressources.
Pour les personnes résidant en établissement (EHPAD), l'APA prend une forme différente : elle contribue au financement du tarif dépendance de l'établissement.
Ce tarif dépendance est lui-même modulé selon le GIR de la personne accueillie.
Cette distinction entre APA à domicile et APA en établissement explique pourquoi le montant perçu peut varier selon le lieu de vie, à GIR identique.
La demande d'APA s'effectue au moyen d'un dossier officiel à retirer et déposer auprès du conseil départemental du lieu de résidence de la personne concernée.
Ce dossier doit être accompagné de pièces justificatives complètes : identité, ressources, situation du logement.
Une fois le dossier jugé complet, une équipe médico-sociale du département se rend au domicile de la personne pour procéder à l'évaluation officielle du GIR.
Cette évaluation s'appuie sur la grille AGGIR complète, incluant les 10 variables discriminantes présentées dans ce calculateur et 7 variables illustratives complémentaires.
Ces variables illustratives n'entrent pas directement dans le calcul du GIR, mais affinent la compréhension de la situation globale de la personne.
À l'issue de cette évaluation, un plan d'aide personnalisé est proposé, détaillant les services et heures d'aide financés par l'APA.
La personne ou sa famille peut accepter ce plan ou, dans une certaine mesure, le faire évoluer selon ses besoins et préférences réels.
Ce plan d'aide peut être révisé périodiquement, notamment en cas d'évolution du niveau de dépendance de la personne accompagnée dans le temps.
Le GIR officiel est déterminé par une équipe médico-sociale du conseil départemental, lors d'une visite à domicile, à l'aide de la grille AGGIR complète et de son algorithme réglementaire.
Seules les personnes classées en GIR 1, 2, 3 ou 4 peuvent bénéficier de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA). Les GIR 5 et 6 correspondent à des personnes autonomes ou peu dépendantes, non éligibles à l'APA.
La grille AGGIR officielle comporte 10 variables discriminantes (cohérence, orientation, toilette, habillage, alimentation, élimination, transferts, déplacements intérieur et extérieur, communication à distance) et 7 variables illustratives complémentaires.
Oui, le niveau de dépendance peut évoluer, à la hausse comme à la baisse. Une réévaluation du GIR peut être demandée en cas de changement significatif de l'état de la personne.