Calculateur Frais de Déplacement — Barème Kilométrique
Calculez vos indemnités kilométriques selon le barème officiel de l'administration fiscale 2026. Voiture, moto, scooter — par puissance fiscale et kilométrage annuel.
Barème kilométrique 2026 : comment calculer ses frais de déplacement ?
Le barème kilométrique est publié chaque année par l'administration fiscale. Il permet aux salariés et travailleurs indépendants d'évaluer forfaitairement le coût de l'utilisation de leur véhicule personnel à des fins professionnelles. Ce barème intègre l'amortissement du véhicule, le carburant, l'assurance, les réparations et l'entretien. Il varie selon la puissance fiscale du véhicule (en CV) et la distance totale parcourue dans l'année, avec trois tranches. Le barème 2026 a été revalorisé pour tenir compte de l'inflation énergétique.
Frais réels vs déduction forfaitaire de 10 %
Les salariés ont le choix entre deux modes de déduction de leurs frais professionnels : la déduction forfaitaire automatique de 10 % appliquée par l'administration (plafonnée à 14 426 € en 2026) ou l'option pour les frais réels qui nécessite de détailler toutes les dépenses. L'option pour les frais réels est avantageuse lorsque les dépenses dépassent la déduction forfaitaire. Pour les salariés qui utilisent leur voiture personnelle pour aller au travail, les frais réels déductibles comprennent les frais de transport (barème kilométrique), mais aussi les autres frais professionnels (repas, formation, matériel).
Majoration pour passagers transportés (covoiturage domicile-travail)
Lorsqu'un salarié transporte des collègues dans le cadre d'un covoiturage organisé, une majoration de 0,059 €/km par passager s'applique à l'indemnité kilométrique. Cette majoration est valable uniquement pour les voitures et pour les trajets domicile-travail. Par exemple, pour 10 000 km parcourus avec 2 passagers, la majoration est de 10 000 × 0,059 × 2 = 1 180 €. Le covoiturage est encouragé fiscalement : depuis 2023, les indemnités kilométriques versées aux conducteurs qui covoiturent sont exonérées d'IR et de cotisations sociales dans la limite de 50 centimes par km et par passager.
Véhicules électriques et hybrides : majoration de 20 %
Pour encourager l'utilisation de véhicules propres, les propriétaires de véhicules électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème kilométrique applicable. Ainsi, pour un véhicule électrique de puissance assimilée à 5 CV, le taux de base de 0,636 €/km est majoré à 0,763 €/km sur la première tranche (jusqu'à 5 000 km). Les véhicules hybrides rechargeables ne bénéficient pas de cette majoration spécifique mais sont traités comme des véhicules thermiques selon leur puissance fiscale réelle. Pour les salariés utilisant un vélo électrique, une indemnité kilométrique spécifique de 0,25 €/km peut être versée en exonération.
Remboursement des frais kilométriques par l'employeur
L'employeur peut rembourser les frais kilométriques de ses salariés exonéré de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, dans la limite du barème fiscal. Si le remboursement employeur dépasse le barème, l'excédent est soumis aux cotisations. Si l'employeur ne rembourse pas les frais ou les rembourse en deçà du barème, le salarié peut déduire la différence au titre des frais réels. Pour un salarié qui parcourt 15 000 km à 5 CV sans remboursement, la déduction atteignrait environ 6 750 €, soit une économie d'IR de 2 025 € à la tranche de 30 %. Pour comparer avec le calcul du salaire net d'un cadre, les frais réels réduisent directement le revenu imposable.
❓ Questions fréquentes — Frais de déplacement
Les trajets domicile-travail sont-ils déductibles ?
Oui, les frais de transport entre le domicile et le lieu de travail sont déductibles dans la limite de 40 km par trajet (80 km aller-retour), soit une distance maximale de 80 km par jour multipliée par le nombre de jours travaillés dans l'année. Au-delà de 40 km, la déduction n'est admise que si le salarié justifie que l'éloignement de son domicile est lié à des contraintes géographiques ou à l'impossibilité de se loger plus près. En Île-de-France, où les prix immobiliers sont élevés, l'administration admet généralement les distances plus longues. Les transports en commun (train, RER, bus) peuvent aussi être déduits aux frais réels si l'employeur ne les rembourse pas à 100 %.
Quelle est la puissance fiscale de mon véhicule ?
La puissance fiscale (en chevaux fiscaux, CV ou "CV DIN") figure sur le certificat d'immatriculation (carte grise) de votre véhicule, dans la case "P6". Elle est différente de la puissance réelle en chevaux-vapeur. Elle est calculée par une formule basée sur la cylindrée, la puissance nette et les émissions de CO₂ (depuis 2021). Les voitures modernes à motorisation essence ou diesel ont généralement une puissance fiscale comprise entre 4 et 9 CV. Les véhicules électriques se voient attribuer une puissance fiscale calculée uniquement sur le critère de puissance nette, généralement comprise entre 3 et 6 CV. Pour les véhicules immatriculés depuis 2021, la nouvelle formule tend à attribuer des puissances fiscales plus élevées.
Comment justifier ses frais kilométriques en cas de contrôle fiscal ?
Pour justifier vos frais kilométriques, il est indispensable de tenir un carnet de bord ou un relevé des déplacements professionnels indiquant : la date, le lieu de départ, la destination, le motif professionnel du déplacement, et le kilométrage. Ces justificatifs doivent être conservés pendant 3 ans (délai de reprise fiscale). L'administration peut recouper ces informations avec vos relevés bancaires, vos notes de frais ou les données GPS de votre véhicule professionnel. En cas d'utilisation mixte (professionnelle et personnelle) d'un véhicule, seule la quote-part professionnelle est déductible. Un relevé de compteur en début et fin d'année est également recommandé.
Les frais de péage et de parking sont-ils inclus dans le barème ?
Non, les frais de péage et de parking ne sont pas inclus dans le barème kilométrique et peuvent être déduits en supplément sur justificatifs. Le barème ne couvre que les frais liés à l'utilisation du véhicule (carburant, assurance, entretien, amortissement). Les frais de péage (autoroutes, tunnels, ponts) et les frais de stationnement pour raisons professionnelles sont déductibles séparément, en plus de l'indemnité kilométrique. Pour les travailleurs indépendants (micro-entrepreneurs, professions libérales), ces frais peuvent être déduits du bénéfice professionnel si l'option pour les frais réels est retenue.
Peut-on utiliser le barème pour une moto ou un scooter ?
Oui, il existe un barème spécifique pour les deux-roues motorisés. Pour les motos de plus de 50 cm³, le barème comprend deux puissances : de 1 à 2 CV et plus de 2 CV. Pour les cyclomoteurs de 50 cm³ ou moins (vélomoteurs, scooters), il existe un taux unique. Comme pour les voitures, le barème moto comprend trois tranches kilométriques. Les vélos à assistance électrique (VAE) disposent depuis 2020 d'une indemnité forfaitaire de 0,25 €/km, exonérée d'IR et de cotisations sociales si versée par l'employeur. Cette indemnité vélo peut être cumulée avec les frais de transport en commun.
Le barème kilométrique s'applique-t-il aux auto-entrepreneurs ?
Les auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs) ne peuvent pas, en principe, déduire de frais réels car leur régime prévoit un abattement forfaitaire pour frais. Cependant, ils peuvent utiliser le barème kilométrique pour calculer les
indemnités de déplacement facturées à leurs clients en tant que remboursement de frais, ce qui leur permet de refacturer ces frais sans qu'ils entrent dans le chiffre d'affaires soumis aux cotisations. Pour les professions libérales au régime réel (BNC), le barème kilométrique est utilisé pour déduire les frais de déplacement du bénéfice imposable, au même titre que pour les salariés en frais réels. Notre calculateur de
frais réels déductibles couvre aussi ces situations.
Comment comparer frais réels et déduction forfaitaire de 10 % ?
La déduction forfaitaire de 10 % est automatiquement appliquée sur les salaires bruts déclarés, dans un minimum de 495 € et un maximum de 14 426 € par foyer (2026). Si vos frais réels (incluant les frais kilométriques) dépassent cette déduction automatique, il est avantageux d'opter pour les frais réels. En pratique, pour un salarié avec un salaire de 35 000 €, la déduction forfaitaire est de 3 500 €. S'il parcourt 15 000 km à 5 CV, le barème lui donne environ 6 750 €, soit un avantage supplémentaire de 3 250 €, générant une économie d'environ 975 € à 30 % de TMI. L'option frais réels s'applique à tous les membres du foyer fiscal dès lors que l'un d'eux opte pour les frais réels.
Le télétravail réduit-il les frais déductibles ?
Oui, les jours de télétravail ne génèrent pas de frais de déplacement déductibles puisqu'il n'y a pas de trajet domicile-travail. Si vous travaillez 3 jours au bureau et 2 jours en télétravail par semaine, seuls les jours de présence physique ouvrent droit aux frais kilométriques. Par ailleurs, les frais liés au télétravail à domicile (électricité, internet, matériel) peuvent être déduits en frais réels selon un barème forfaitaire de 2,50 €/jour de télétravail (plafonné à 580 €/an). Ces frais de télétravail se cumulent avec les frais kilométriques des jours de présence au bureau.
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Barème officiel impôts.gouv.fr 2026
Taux kilométriques conformes au barème publié par la Direction Générale des Finances Publiques. Source :
impots.gouv.fr