Calculez le chiffre d'affaires minimum à atteindre pour couvrir toutes vos charges et dégager un bénéfice. Indispensable pour tout créateur ou dirigeant d'entreprise.
Le seuil de rentabilité (ou point mort) est le chiffre d'affaires à partir duquel une entreprise commence à dégager un bénéfice — c'est-à-dire le niveau d'activité qui permet de couvrir exactement l'ensemble des charges, fixes et variables, sans perte ni gain. En dessous de ce seuil, l'entreprise est en déficit. Au-dessus, elle réalise un bénéfice. C'est l'un des indicateurs les plus fondamentaux du contrôle de gestion.
Ce calculateur est complémentaire à nos calculateurs calcul EBE, calcul valeur ajoutée et calcul BFR pour une analyse financière complète de votre entreprise.
La distinction fondamentale pour calculer le seuil de rentabilité est la séparation entre charges fixes (indépendantes du niveau d'activité : loyer, salaires fixes, assurances, amortissements) et charges variables (proportionnelles au CA : achats de marchandises, commissions, frais de livraison, sous-traitance). Certaines charges sont dites semi-variables (téléphone, énergie) et doivent être ventilées.
Pour évaluer votre besoin de financement lié au cycle d'exploitation, consultez aussi notre calcul BFR. Pour la rentabilité de votre immobilier d'entreprise, notre calcul CFE vous permet d'estimer votre cotisation foncière.
Le seuil de rentabilité s'exprime en chiffre d'affaires (€). Le point mort est sa traduction en nombre de jours (ou de mois) nécessaires pour l'atteindre. Par exemple : seuil de 150 000 € pour un CA annuel de 200 000 € → point mort au 274e jour (environ début octobre pour un exercice démarrant en janvier).
La marge de sécurité est la différence entre le chiffre d'affaires réel et le seuil de rentabilité : MS = CA − SR. Elle représente le "coussin" de chiffre d'affaires que l'entreprise peut perdre avant de revenir au seuil. L'indice de sécurité (MS/CA × 100) exprime ce coussin en pourcentage.
Le levier opérationnel (ou d'exploitation) mesure la sensibilité du résultat aux variations du CA : LO = MCV / Résultat. Un levier de 5 signifie qu'une hausse de 10 % du CA entraîne une hausse de 50 % du résultat. Plus les charges fixes sont élevées par rapport aux variables, plus le levier est fort — et plus l'entreprise est sensible aux variations d'activité.
Trois leviers : augmenter la marge sur coûts variables (meilleure négociation fournisseurs, hausse des prix de vente), réduire les charges fixes (renégocier le bail, externaliser des fonctions, mutualiser des espaces) ou mixer les deux. Un seuil plus bas réduit le risque opérationnel de l'entreprise.
Oui. Pour un auto-entrepreneur, les charges variables comprennent principalement le coût des matières/marchandises et les cotisations sociales (calculées sur le CA). Les charges fixes sont réduits (pas de TVA, comptabilité simplifiée) mais existent : assurance, abonnements, loyer. Le seuil de rentabilité reste un outil essentiel pour fixer ses tarifs.
Dans un business plan, le seuil de rentabilité démontre à quels investisseurs et banquiers que vous avez analysé votre modèle économique. Il faut présenter la date prévisionnelle d'atteinte du seuil (point mort), la marge de sécurité et une analyse de sensibilité (que se passe-t-il si le CA est 10 % en dessous du prévisionnel ?).
Oui, c'est la gestion analytique. On calcule la contribution de chaque produit à la couverture des charges fixes (MCV unitaire × volume). L'entreprise peut ainsi identifier les produits les plus contributeurs et optimiser son mix produit. Les charges fixes communes sont souvent allouées prorata du CA de chaque ligne.
L'EBE (Excédent Brut d'Exploitation) mesure la rentabilité opérationnelle avant amortissements et charges financières. Le seuil de rentabilité, lui, intègre toutes les charges. Quand l'EBE est positif mais le résultat négatif, l'entreprise est au-dessus du seuil EBE mais pas encore au seuil de rentabilité complet — elle doit encore couvrir amortissements et intérêts.