Calculateur Pension Alimentaire

Simulez le montant de la pension alimentaire selon le barème du ministère de la Justice. Revenus du débiteur, mode de garde, nombre d'enfants — résultats indicatifs en quelques secondes.

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Revenus nets après impôts (salaires, allocations, retraite...)

Revenus de l'autre parent (informatif pour équilibrage)

Autres pensions alimentaires en cours, dettes incompressibles

Comment est calculée la pension alimentaire en France ?

La pension alimentaire est fixée par le juge aux affaires familiales (JAF) selon les principes posés aux articles 371-2 et 373-2-2 du Code civil : chaque parent contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants proportionnellement à ses ressources et aux besoins de l'enfant. Le ministère de la Justice publie une table de référence qui croise le revenu net du parent débiteur, le nombre d'enfants concernés et le mode de résidence (résidence principale chez un parent, ou résidence alternée). Cette table est indicative — le juge peut s'en écarter selon les circonstances particulières. Pour les situations évoluant dans le temps, notre simulateur de revalorisation de pension permet de calculer le montant actualisé selon l'indice INSEE.

Les taux du barème du ministère de la Justice

Le barème applique un pourcentage du revenu disponible du débiteur en fonction du nombre d'enfants. Pour un enfant en résidence principale chez l'autre parent, le taux indicatif est d'environ 13,5 % des revenus disponibles. Pour deux enfants : environ 22,5 %. Pour trois enfants : environ 29 %. Pour quatre enfants : 34 %, et pour cinq enfants : 38,5 %. Ces taux s'appliquent sur le revenu net après déduction des charges incompressibles (loyer, autres pensions déjà en cours). En résidence alternée, un coefficient réducteur d'environ 50 % à 60 % s'applique, car chaque parent supporte directement les dépenses lors de ses temps de garde. Le juge peut également prendre en compte les frais exceptionnels (frais médicaux non remboursés, activités extrascolaires, vacances) en dehors de la pension.

Les ressources prises en compte

La notion de ressources dans le calcul de la pension alimentaire est large. Elle comprend les salaires, revenus d'activité non salariée, allocations chômage, indemnités maladie, retraites et pensions, revenus du patrimoine (loyers, dividendes), et toute autre ressource régulière. Les allocations familiales perçues par le parent gardien ne sont généralement pas prises en compte car elles appartiennent à l'enfant. Le revenu du nouveau conjoint ou partenaire du débiteur n'est pas directement pris en compte, mais sa participation aux charges du foyer libère des ressources supplémentaires qui peuvent indirectement influencer l'évaluation. Pour calculer les allocations familiales potentielles, notre simulateur CAF est disponible.

La révision de la pension alimentaire

La pension alimentaire peut être révisée à tout moment si un changement de situation significatif intervient (perte d'emploi, augmentation de salaire, remariage, nouveau parent à charge, besoins accrus de l'enfant). La demande de révision se fait par requête au JAF. En l'absence de décision judiciaire modificative, la pension est revalorisée automatiquement chaque année selon l'indice de référence des loyers (IRL) ou l'indice du coût de la vie, si la décision originale le prévoit. Les parents peuvent également, d'un commun accord, modifier conventionnellement le montant de la pension, en formalisant l'accord par acte de procédure participative ou accord homologué par le juge. Notre calculateur de revalorisation vous aide à calculer précisément le nouveau montant après indexation annuelle.

Non-paiement et recours

Le non-paiement de la pension alimentaire constitue le délit d'abandon de famille (article 227-3 du Code pénal), passible de 2 ans d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. Les recours sont multiples : saisie sur salaire directement auprès de l'employeur, intervention d'un huissier, recours à l'Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA), ou action directe auprès du JAF. L'ARIPA, gérée par les CAF et les MSA, peut se substituer au débiteur défaillant et verser une allocation de soutien familial (ASF) de 185,34 €/mois par enfant (montant 2026). Elle se retourne ensuite contre le débiteur pour recouvrer les sommes avancées. Pour compléter les ressources familiales, le calcul du RSA peut indiquer d'éventuels droits supplémentaires.

❓ Questions fréquentes — Pension alimentaire

En droit français, il n'existe pas d'âge légal fixe à partir duquel un enfant peut refuser les droits de visite. C'est le juge aux affaires familiales qui tient compte de l'avis de l'enfant selon son degré de maturité (article 388-1 du Code civil). En pratique, les juges commencent à prendre réellement en compte l'opinion de l'enfant autour de 10-12 ans. Un enfant de 15-16 ans peut voir son refus plus fortement pesé, mais le juge peut aussi ordonner une médiation familiale. L'enfant ne peut jamais "refuser" unilatéralement : seul le juge peut modifier le droit de visite. Les droits de l'autre parent existent jusqu'à la majorité de l'enfant.
Oui. La pension alimentaire versée pour les enfants mineurs en exécution d'une décision de justice est déductible du revenu imposable du parent débiteur (case 6GU de la déclaration de revenus). Elle est imposable pour le bénéficiaire. En résidence alternée, en principe aucune pension n'est versée et la demi-part est partagée entre les deux parents. La déduction est limitée aux sommes réellement versées et justifiables. En revanche, les pensions versées sans décision judiciaire ou les pensions payées d'avance ne sont pas déductibles dans les mêmes conditions. La prestation compensatoire versée en capital obéit à des règles différentes : déductible sur 12 mois maximum à hauteur de 80 % si versée en moins de 12 mois.
La perte d'emploi constitue un changement de situation pouvant justifier une demande de révision à la baisse de la pension alimentaire. La démarche est de saisir le juge aux affaires familiales par requête. Attention : la pension reste due jusqu'à la décision de révision. Le débiteur ne peut pas unilatéralement réduire ou cesser de payer en attendant le jugement. En cas de chômage, les allocations Pôle Emploi sont considérées comme des ressources. Si les revenus sont très faibles, le juge peut réduire la pension ou même la suspendre temporairement. Un accord amiable homologué par le juge est également possible. Il est fortement recommandé d'agir rapidement en cas de changement de situation pour éviter l'accumulation d'arriérés.
Non. La pension alimentaire ne cesse pas automatiquement à 18 ans. Elle peut être maintenue — voire augmentée — tant que l'enfant majeur n'est pas autonome financièrement : études, formation professionnelle, premier emploi en cours. L'enfant majeur peut lui-même saisir le juge pour demander le maintien ou la fixation d'une pension directement à son profit (sans passer par le parent gardien). La pension n'est pas limitée dans le temps par la loi : un enfant qui fait de longues études peut en bénéficier jusqu'à 25-26 ans. Elle cesse quand l'enfant dispose de revenus suffisants ou quand il ne poursuit plus ses études. En pratique, une simple lettre recommandée entre parents suffisant à acter la fin des versements est insuffisante — seul un avenant ou un accord homologué sécurise le débiteur.
Depuis la réforme du divorce par consentement mutuel de 2017, les parents peuvent fixer la pension alimentaire par convention homologuée (divorce amiable avec deux avocats) ou par convention de divorce amiable déposée chez notaire. Pour les couples non mariés, une convention parentale fixant la pension peut être homologuée par le juge. Une pension fixée seulement par accord écrit entre parents (sans juge ni notaire) n'a pas force exécutoire : en cas de non-paiement, le créancier ne peut pas saisir directement sans passer par un tribunal. Pour une pleine protection, il est conseillé d'obtenir une décision judiciaire ou un acte notarié. La médiation familiale peut aider à trouver un accord avant toute procédure judiciaire.
L'ARIPA (Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires) est un dispositif public géré par les CAF/MSA, créé en 2021. Elle intervient dans deux situations : 1) Si la pension est impayée depuis au moins un mois, l'ARIPA peut se charger gratuitement du recouvrement (saisie sur salaire, avis à tiers détenteur) ; 2) Si la pension est fixée par décision de justice mais impayée, la CAF peut verser une Allocation de Soutien Familial (ASF) de 185,34 €/mois par enfant (2026), indépendamment de la situation professionnelle du parent créancier. Ce versement anticipé permet au parent gardien de ne pas attendre le recouvrement. L'ARIPA se retourne ensuite contre le débiteur. Le service est accessible sur le site de la CAF ou via le 3230.
Oui, le mode de résidence est un facteur clé. En résidence principale chez un parent, l'autre verse une pension couvrant une part proportionnelle des dépenses courantes. En résidence alternée stricte (50/50), les dépenses sont en principe partagées et aucune pension formelle n'est nécessaire si les revenus sont équilibrés — bien que le juge puisse en fixer une si l'écart de revenus est important. En cas de droit de visite élargi (week-ends, moitié des vacances scolaires), un coefficient réducteur est appliqué. Le barème du ministère de la Justice prévoit une réduction d'environ 25 à 35 % du montant de base pour un droit de visite élargi, reflétant les charges directes supportées par le parent non gardien lors des temps d'hébergement.
Les frais exceptionnels (frais médicaux non remboursés, frais de scolarité, séjours linguistiques, activités sportives importantes, appareillage dentaire ou orthodontique) sont généralement distincts de la pension alimentaire mensuelle. Ils peuvent être prévus dans la convention parentale selon deux modalités : prise en charge intégrale par un parent, ou partage proportionnel aux revenus de chacun. En l'absence d'accord, le juge peut les intégrer à la pension ou les traiter séparément. Il est très recommandé de fixer ces règles précisément dans la convention pour éviter les conflits ultérieurs. Certaines décisions judiciaires prévoient que les frais exceptionnels doivent faire l'objet d'un accord préalable entre les parents avant engagement de la dépense, sauf urgence médicale.
Barème officiel du ministère de la Justice
Simulation basée sur la table de référence publiée par le ministère de la Justice. Source : service-public.fr — Pension alimentaire pour enfant
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