Calculateur Rentabilité Locative — Comparateur de Biens

Comparez la rentabilité locative de 3 biens immobiliers côte à côte. Rendements brut et net, score de rentabilité et recommandation automatique pour choisir le meilleur investissement.

🏠 Saisie des 3 biens à comparer

🔵 Bien A
🟠 Bien B
🟢 Bien C
Fiscalité commune

Comment choisir entre plusieurs biens locatifs ?

Lorsqu'on compare plusieurs opportunités d'investissement locatif, il ne faut pas se limiter au rendement brut. Un bien en zone tendue à 3,5 % brut peut s'avérer plus rentable qu'un bien en zone détendue à 7 % brut si la vacance locative du second est élevée et ses charges importantes. La comparaison doit intégrer : le rendement net de charges et de vacance, l'exposition au risque (liquidité du marché, qualité du locataire), les perspectives de plus-value, et l'effort de gestion. Notre comparateur permet d'évaluer simultanément ces paramètres sur 3 biens. Pour aller plus loin, le simulateur de rendement net après impôts intègre la dimension fiscale sur plusieurs années.

Studio, T2, T3 : quel type de bien louer ?

Les studios et T1 offrent généralement les meilleurs rendements bruts (loyer au m² élevé) mais présentent un taux de rotation des locataires plus fort (changement tous les 1-2 ans en moyenne), ce qui implique plus de vacance et de frais de remise en état. Les T2 et T3 sont souvent le meilleur compromis : rendement brut correct (5-6 %), locataires plus stables (couples, jeunes familles), frais de remise en état modérés. Les grandes surfaces (T4+) sont plus difficiles à louer dans les petites villes et offrent des rendements bruts inférieurs. Pour les investisseurs débutants, le T2 en zone étudiante ou dynamique est souvent recommandé : bonne liquidité à la revente, demande locative soutenue, et valeur patrimoniale stable.

Location nue vs meublée : impact sur la vacance et le rendement

La location meublée permet de louer à des prix 10-30 % supérieurs (loyer au m² plus élevé), mais avec une rotation plus fréquente (bail 1 an, 9 mois pour étudiants). La vacance est généralement plus élevée (2-4 semaines entre deux locataires contre 0-2 semaines en location nue sur un bail de 3 ans). Cependant, l'avantage fiscal du LMNP (régime réel avec amortissement) peut compenser largement cette différence de vacance. La location meublée est particulièrement adaptée aux villes étudiantes, aux centres-villes touristiques et aux zones avec forte mobilité professionnelle. Nos calculateurs de rentabilité immobilière et d'investissement locatif permettent de simuler les deux scénarios.

Airbnb et location saisonnière : une rentabilité à double tranchant

La location saisonnière (Airbnb, Booking) peut offrir des rendements bruts très élevés (10-20 % dans les zones touristiques), mais avec des contraintes importantes : réglementation de plus en plus restrictive dans les grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice limitent le nombre de nuits), fiscalité moins avantageuse en cas de dépassement du seuil LMP, frais de gestion élevés (conciergerie 15-25 % des revenus), et revenus très variables selon la saisonnalité. La rentabilité nette-nette est souvent moins impressionnante que le rendement brut annoncé. De plus, depuis 2024, les règles de décence énergétique s'appliquent aussi aux meublés touristiques : les logements en DPE G sont progressivement interdits à la location.

❓ Questions fréquentes — Comparaison rentabilité locative

La rentabilité locative brute se calcule simplement : (Loyers annuels / Prix de revient total) × 100. Par exemple, pour un bien à 180 000 € générant 750 €/mois de loyer, la rentabilité brute est (750 × 12) / 180 000 × 100 = 5,00 %. Le prix de revient total doit inclure tous les frais d'acquisition (notaire, agence) pour refléter l'investissement réel. C'est un indicateur de comparaison rapide mais insuffisant car il ne tient pas compte des charges, de la vacance et de la fiscalité. Pour une analyse complète, il faut calculer les trois niveaux : brut, net de charges, et net-net d'impôts.
La vacance locative varie selon le type de bien et la zone : Studios en zone étudiante : 2-3 % (forte demande, rotation fréquente mais rapide) ; T2/T3 en zone tendue : 2-4 % ; T2/T3 en zone intermédiaire : 5-8 % ; Grandes surfaces en petite ville : 10-15 % ; Location meublée tourisme : 15-30 % selon la saisonnalité. Une vacance de 5 % représente 18 jours sans loyer par an (le temps de remettre en état + trouver un nouveau locataire). Dans les zones très tendues (Paris, IDF, Lyon centre), la vacance est souvent inférieure à 2 %. Ne pas prévoir de vacance dans votre projection est une erreur fréquente des primo-investisseurs qui conduit à surestimer le rendement réel.
Dans le calcul du rendement locatif, on utilise le loyer hors charges (HC) — c'est-à-dire sans les charges récupérables sur le locataire (eau froide, entretien des parties communes, ordures ménagères). Ces charges récupérables sont d'abord avancées par le propriétaire puis remboursées par le locataire via les provisions sur charges. Elles ne constituent donc pas un revenu pour le propriétaire. Le loyer à retenir dans le calcul de rentabilité est donc le loyer net (HC). En pratique, sur les annonces immobilières, le loyer peut être affiché "charges comprises" (CC) — il faut alors déduire les charges récupérables (généralement 50-150 €/mois selon la taille du logement et les équipements) pour obtenir le loyer HC.
Les travaux peuvent améliorer la rentabilité de plusieurs façons : ils permettent d'augmenter le loyer (bien rénové = loyer plus élevé), de réduire la vacance (bien attractif = locataires plus faciles à trouver), et de sécuriser la conformité réglementaire (DPE obligatoire). Fiscalement, les travaux sont déductibles au régime réel foncier (jusqu'à 10 700 € en déficit foncier imputable sur le revenu global). Cependant, les travaux doivent être planifiés et chiffrés précisément. Une rénovation mal gérée peut dépasser le budget initial et dégrader la rentabilité sur plusieurs années. La règle générale : un investissement en travaux est rentable s'il permet d'augmenter le loyer de 8-10 % du montant des travaux par an (amortissement sur 10-12 ans).
Oui, la taxe foncière est une charge annuelle du propriétaire, non récupérable sur le locataire pour les logements standards (contrairement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères qui est récupérable). Elle doit être intégrée dans le calcul des charges annuelles. Son montant varie considérablement selon les communes : 500 € à 3 000 €+ par an pour un appartement de 60-80 m², selon la commune et la valeur locative cadastrale. Certaines villes ont augmenté leur taux de taxe foncière de 20 à 40 % depuis 2022. Avant d'acheter, demandez systématiquement le dernier avis de taxe foncière du bien — c'est une information que tout vendeur peut fournir facilement et qui est indispensable pour votre calcul de rentabilité.
Toutes les charges de copropriété ne sont pas déductibles des revenus fonciers. Seules les charges non récupérables sur le locataire sont déductibles (frais d'administration, entretien des équipements collectifs). Les charges récupérables (eau froide, ascenseur, nettoyage parties communes) sont avancées puis remboursées par le locataire et ne constituent pas une charge nette pour le propriétaire. En pratique, les charges de copropriété déductibles représentent généralement 70-80 % du total des charges de copropriété. Le décompte annuel de charges envoyé par le syndic distingue les deux catégories. Pour un appartement avec 1 200 €/an de charges totales, les charges déductibles sont d'environ 840-960 €.
Le loyer de marché est le loyer pratiqué pour des biens comparables dans le même secteur géographique. Il est essentiel de vérifier le loyer de marché avant d'acheter pour s'assurer que le loyer actuel est réaliste et soutenable. Sources pour vérifier : les annonces immobilières sur SeLoger, Leboncoin, PAP pour des biens similaires ; l'observatoire des loyers de l'ADIL local ; les loyers de référence dans les zones encadrées (disponibles sur les sites préfectoraux). Si le loyer actuel est supérieur au marché, il risque de baisser au départ du locataire actuel. Si le locataire est en place depuis plusieurs années, le loyer peut être sous-évalué et sera augmentable à chaque renouvellement (dans la limite de l'IRL). Un loyer au marché ou légèrement en dessous est un signe de bonne gestion et de locataire stable.
Outil de comparaison — Calculs 2026
Résultats indicatifs pour aide à la décision. Pour un accompagnement personnalisé : anil.org — Agence Nationale pour l'Information sur le Logement
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