Calculateur Rentabilité Immobilière

Calculez les trois niveaux de rentabilité locative de votre bien : rendement brut (loyers/prix), net de charges, et nette-nette après impôts. Comparez et prenez la meilleure décision d'investissement.

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Notaire + frais agence acheteur si applicable

Charges annuelles
Fiscalité

Les trois niveaux de rentabilité locative à connaître

Pour analyser un investissement locatif, trois indicateurs de rentabilité sont indispensables. Le rendement brut est le plus simple : loyers annuels bruts divisés par le prix d'achat total. C'est un indicateur de comparaison rapide entre biens, mais il ne reflète pas le rendement réel car il ignore charges et impôts. Le rendement net de charges déduit les charges réelles (copropriété, taxe foncière, assurance, gestion) et la vacance locative — c'est une mesure plus réaliste. Le rendement nette-nette (ou net d'impôts) est le plus précis : il tient compte de la fiscalité selon le régime choisi (micro-foncier, régime réel, LMNP). C'est sur cette base qu'il faut comparer l'investissement locatif avec d'autres placements financiers (SCPI, fonds euros, actions).

Écart entre rendement brut et net : à quoi s'attendre ?

L'écart entre rendement brut et rendement nette-nette peut être significatif. Pour un bien à 5 % brut, le rendement net de charges est souvent de 3,5 à 4 %, et le rendement nette-nette de 2,5 à 3 % pour un contribuable à 30 % de TMI. Cet écart vient principalement de : la taxe foncière (0,5 à 2 % du prix du bien selon les communes, en forte hausse depuis 2023) ; les charges de copropriété non récupérables (15-25 % des loyers) ; la vacance locative (5 % en moyenne, jusqu'à 10-15 % dans les zones peu tendues) ; et les impôts (revenus fonciers + prélèvements sociaux à 17,2 %). Le calcul minutieux de la rentabilité nette est essentiel avant tout investissement. Notre simulateur d'investissement locatif complet intègre en plus la dimension crédit et le cash-flow.

Comparaison LMNP vs location nue : impact sur le rendement net

Le passage en LMNP (Location Meublée Non Professionnelle) peut améliorer significativement le rendement nette-nette. Au régime réel LMNP, l'amortissement du bien (sur 25-30 ans) et du mobilier (sur 5-10 ans) réduit ou efface l'imposition sur les loyers. Par exemple, pour un appartement acheté 180 000 €, l'amortissement annuel est d'environ 6 000 € (hors terrain), ce qui permet de déduire cette charge fictive des loyers imposables. Sur un loyer net de 7 200 €/an, l'amortissement couvre intégralement la base imposable : impôt = 0 €. Le rendement nette-nette s'améliore alors de 0,5 à 1,5 point par rapport au régime réel foncier. Cette optimisation doit être mise en balance avec les contraintes de la location meublée (ameublement, rotation, TVA sur les plus-values à la revente en cas de statut LMP).

Quel rendement viser selon le type de bien et la zone ?

Les rendements varient considérablement selon la localisation et le type de bien. Dans Paris intra-muros, les rendements bruts dépassent rarement 3-3,5 % en raison de la cherté du foncier, mais l'espoir de plus-value à la revente compense. Dans les grandes métropoles régionales (Lyon, Bordeaux, Nantes, Strasbourg), les rendements bruts se situent entre 3,5 et 5 %. Dans les villes moyennes dynamiques (Rennes, Tours, Angers, Le Mans), 5 à 7 % sont accessibles. Dans les petites villes et zones rurales, des rendements bruts de 7-10 % sont courants, mais le risque de vacance locative est plus élevé et la liquidité à la revente moins bonne. Les studios et T2 offrent généralement de meilleurs rendements bruts que les grandes surfaces, car le loyer au m² est plus élevé et les charges relatives moins importantes. La plus-value à la revente doit toujours être intégrée dans l'analyse globale.

❓ Questions fréquentes — Rentabilité immobilière

Un rendement brut de 5 à 7 % est généralement considéré comme attractif en France. Après charges et impôts (régime micro-foncier, TMI 30 %), la rentabilité nette-nette se situe autour de 3 à 4,5 %. Pour comparaison, le fonds euros des assurances-vie offrait 2,5 à 3,5 % en 2024, et les SCPI de rendement 4,5 à 6 % brut. L'immobilier direct offre en plus une protection contre l'inflation (les loyers sont indexés sur l'IRL) et un potentiel de plus-value. La "bonne" rentabilité dépend aussi de votre objectif : si vous cherchez un rendement immédiat, visez 5 % net minimum ; si vous cherchez une plus-value à long terme (Paris, grandes métropoles), accepter 3-4 % brut peut être judicieux.
Oui, pour calculer un rendement réel, il faut prendre en compte le prix de revient total, qui inclut tous les frais d'acquisition. Si les frais d'agence sont à la charge de l'acheteur (annonces avec "honoraires acquéreur"), ils s'ajoutent au prix affiché. Bien que les frais de notaire soient calculés sur le prix FAI (frais d'agence inclus), le rendement doit être calculé sur le prix total décaissé. Un bien affiché à 200 000 € avec 10 000 € de frais d'agence acheteur aura un prix de revient de 200 000 + 10 000 (agence) + 16 000 (notaire) = 226 000 €. Le rendement doit donc être calculé sur 226 000 €, non sur 200 000 €.
Les parkings et garages offrent souvent des rendements bruts élevés (6-12 %) car le prix d'achat est faible (5 000 à 50 000 € selon les villes) et les charges réduites (pas de copropriété complexe, travaux limités). Le loyer moyen d'un parking à Paris est de 100-200 €/mois, à Lyon 60-120 €/mois, en province 30-70 €/mois. Les inconvénients : moins de protection pour le bailleur en cas d'impayé (pas de procédure d'expulsion complexe, mais recours limités) ; marché moins liquide ; pas d'APL possible. Le rendement net est souvent meilleur que pour un appartement car les charges sont très faibles. Fiscalement, les parkings sont soumis au même régime que les revenus fonciers.
La taxe foncière est à la charge du propriétaire (non récupérable sur le locataire pour les logements standard). Elle est en forte hausse dans de nombreuses communes depuis 2023 suite à la réforme de la fiscalité locale. Certaines communes ont augmenté leurs taux de 10 à 30 %. Pour un bien dont la valeur locative cadastrale entraîne une taxe foncière de 1 500 €/an, cela représente 0,75 % du rendement brut sur un bien à 200 000 €. Avant d'acheter, vérifiez la taxe foncière actuelle du bien (demandez les derniers avis d'imposition) et renseignez-vous sur les projets d'augmentation dans la commune. La taxe foncière est déductible des revenus fonciers au régime réel et partiellement récupérable sur les locataires (pour les logements meublés, une part est récupérable).
Les SCPI de rendement distribuent 4,5 à 6 % brut annuel en 2024-2026, avec une fiscalité identique à l'immobilier direct (revenus fonciers ou micro-foncier). Les avantages des SCPI : pas de gestion directe, diversification géographique et sectorielle, liquidité supérieure à l'immobilier direct. Les inconvénients : frais d'entrée élevés (8-12 %), pas d'effet de levier crédit (ou plus limité), pas de valorisation aussi directe que le marché local. L'immobilier direct offre l'effet de levier du crédit, la possibilité d'optimisation fiscale (LMNP avec amortissement, déficit foncier), et un contrôle total. Pour un contribuable à forte TMI souhaitant optimiser sa fiscalité, l'immobilier direct en LMNP réel reste souvent plus avantageux que les SCPI. Notre calculateur de rendement locatif net après impôts permet cette comparaison.
Oui, pour une analyse patrimoniale complète, la plus-value potentielle à la revente doit être intégrée dans le calcul du TRI (Taux de Rendement Interne) global. Un bien acheté 180 000 € revendu 220 000 € après 15 ans représente une plus-value brute de 40 000 €. Sur 15 ans, cela équivaut à un complément de rendement annuel de 1,3 % par an (non composé). Cette plus-value est soumise à la taxe sur les plus-values immobilières (19 % + 17,2 % de PS), avec des abattements progressifs pour durée de détention : exonération totale de l'IR après 22 ans, exonération totale des PS après 30 ans. Notre simulateur de plus-value immobilière calcule le montant net après abattements et impôts.
Le TRI (Taux de Rendement Interne) est l'indicateur de performance le plus complet pour un investissement locatif. Il prend en compte : l'investissement initial (apport + frais), les flux de cash-flow annuels sur toute la période de détention, et le prix de revente net (après remboursement du crédit et taxation de la plus-value). Le TRI représente le taux d'actualisation qui annule la valeur actuelle nette (VAN) de tous ces flux. Un TRI de 5-7 % pour un investissement locatif avec crédit sur 20 ans est généralement considéré comme excellent. Le TRI permet de comparer l'investissement immobilier avec des placements financiers de même durée. Pour les investisseurs avertis, le TRI est préférable au simple calcul de rendement brut car il intègre la temporalité des flux et l'effet de levier.
Calculs conformes aux règles fiscales 2026
Taux de prélèvements sociaux (17,2 %) et règles micro-foncier/réel conformes à la réglementation. Source : impots.gouv.fr
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