Calculateur Rendement Locatif Net — Après Impôts

Comparez votre rendement locatif net après impôts sur les 4 régimes fiscaux : micro-foncier, réel foncier, LMNP micro-BIC et LMNP réel avec amortissement. Trouvez le régime le plus avantageux.

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Utilisé pour l'amortissement LMNP

Pour calculer le rendement (%)

Ex : 900 €/mois × 12 = 10 800 €

Charges réelles annuelles

TF + copro non récup + assurance + gestion

Déductibles au régime réel seulement

Amorti sur 5-7 ans en LMNP réel

Quel régime fiscal choisir pour la location en 2026 ?

Le choix du régime fiscal est l'une des décisions les plus importantes en investissement locatif. Il peut faire varier le rendement net de plusieurs points de pourcentage. En 2026, quatre régimes principaux existent : le micro-foncier (location nue, revenus < 15 000 €, abattement 30 %), le régime réel foncier (déduction des charges réelles et intérêts), le LMNP micro-BIC (location meublée, abattement 50 %) et le LMNP réel (amortissement du bien). Le LMNP réel est souvent le plus avantageux pour les contribuables à forte TMI, mais nécessite la tenue d'une comptabilité. Pour calculer la rentabilité brute, nette et nette-nette, notre outil dédié compare les indicateurs de performance.

L'amortissement en LMNP réel : le grand avantage fiscal

L'amortissement comptable du bien immobilier en LMNP réel est le principal avantage de ce régime. Un bien de 200 000 € (hors terrain, estimé à 15-20 %) s'amortit sur 25 à 30 ans, générant environ 5 600-6 400 € de dotation annuelle. Le mobilier s'amortit sur 5-7 ans (environ 1 200-1 600 €/an pour un équipement à 8 000 €). Ces charges fictives (elles ne correspondent pas à une sortie d'argent réelle) réduisent ou annulent la base imposable, permettant souvent de percevoir des loyers en franchise totale d'impôt. Contrairement au régime foncier, les déficits LMNP ne s'imputent pas sur le revenu global mais sont reportables sur les exercices futurs de même nature. Pour l'analyse patrimoniale globale incluant le cash-flow mensuel, notre simulateur complet intègre cette dimension.

Régime réel foncier : déduire les intérêts et créer un déficit foncier

Au régime réel foncier (location nue), les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers. Si les charges réelles + intérêts dépassent les loyers, un déficit foncier apparaît, imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an (21 400 € si travaux de rénovation énergétique éligibles jusqu'en 2026). Ce mécanisme est particulièrement efficace en début de prêt (période où les intérêts sont les plus élevés) et lors d'années de gros travaux. Un déficit de 10 000 € pour un contribuable à 41 % de TMI génère 4 100 € d'économie d'IR. Le surplus de déficit est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Pour calculer la rentabilité locative et la comparer entre plusieurs biens, notre comparateur dédié est recommandé.

Prélèvements sociaux : 17,2 % incontournables

Quel que soit le régime fiscal choisi, les revenus locatifs sont soumis aux prélèvements sociaux à 17,2 % (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement solidarité 7,5 %). Ces prélèvements s'appliquent sur la même base que l'IR. En LMNP micro-BIC, les PS sont calculés sur 50 % des loyers. En LMNP réel, si la base imposable est nulle grâce à l'amortissement, les PS sont également nuls. Pour un contribuable à 30 % de TMI, le taux global d'imposition sur les revenus fonciers (micro-foncier) est de 30 % × 70 % + 17,2 % × 70 % = 33,04 % des loyers. À 41 % de TMI : (41 % + 17,2 %) × 70 % = 40,74 % des loyers nets de vacance. Pour simuler la plus-value à la revente, notre calculateur intègre les abattements pour durée de détention et les 17,2 % de PS applicables.

❓ Questions fréquentes — Régimes fiscaux locatifs

Le LMNP réel est plus avantageux que le micro-BIC (50 % abattement) lorsque les charges réelles + amortissements représentent plus de 50 % des loyers. Avec l'amortissement du bien (4-5 % par an du prix hors terrain) et du mobilier (15-20 % par an), plus les charges réelles (intérêts, TF, copro, assurance), la base déductible dépasse souvent 70-80 % des loyers. En pratique, le LMNP réel est presque toujours plus avantageux fiscalement que le micro-BIC pour les biens achetés à crédit ou récemment. L'inconvénient : il faut tenir une comptabilité complète (liasse fiscale 2031), ce qui nécessite souvent un expert-comptable (500-1000 €/an). Cette dépense est elle-même déductible au LMNP réel.
Non, c'est un avantage méconnu du régime LMNP : contrairement aux BIC professionnels, la plus-value en LMNP est calculée comme une plus-value immobilière des particuliers (régime des non-professionnels). Elle n'est donc pas augmentée des amortissements pratiqués pendant la détention. La plus-value = Prix de vente − Prix d'acquisition d'origine (avec abattements pour durée de détention). L'amortissement réduisait l'imposition annuelle sans augmenter la plus-value taxable à la revente. C'est le "double avantage" du LMNP : pas d'imposition pendant la détention (grâce à l'amortissement) ET abattements progressifs sur la plus-value à la revente (exonération IR après 22 ans, PS après 30 ans).
Le changement de régime est possible mais encadré. Pour la location nue : le passage au régime réel est possible à tout moment en cochant la case sur la déclaration de revenus. Le retour au micro-foncier est impossible pendant 3 ans. Pour le LMNP : le passage au réel se fait en optant pour la liasse 2031 avant le 1er février de l'année concernée. Une fois opté pour le réel LMNP, on y reste jusqu'à dénonciation de l'option. Le changement de location nue (revenus fonciers) à location meublée (BIC) constitue un changement de régime fiscal complet avec des formalités spécifiques (immatriculation SIRET au greffe du tribunal de commerce). Il faut anticiper ces changements avec un conseiller fiscal ou un expert-comptable spécialisé en immobilier.
Le statut LMP (Loueur Meublé Professionnel) s'applique automatiquement lorsque deux conditions sont cumulativement remplies : les recettes locatives meublées dépassent 23 000 €/an ET ces recettes sont supérieures aux autres revenus professionnels du foyer fiscal. En LMP (contrairement au LMNP), les déficits sont imputables sur le revenu global sans limitation, les plus-values peuvent bénéficier d'exonérations (après 5 ans d'activité et si les recettes sont inférieures à 90 000 €), mais les prélèvements sociaux sont remplacés par des cotisations sociales TNS (10-15 % environ). Le LMP est fiscalement très avantageux pour les gros portefeuilles locatifs, mais les cotisations sociales TNS sont significatives.
Le micro-foncier est effectivement le régime le plus simple (aucune comptabilité, juste déclarer les loyers bruts en case 4BE) et est appliqué automatiquement si les revenus fonciers bruts n'excèdent pas 15 000 €/an. L'abattement forfaitaire de 30 % est censé représenter les charges courantes. Si vos charges réelles (intérêts, TF, copro, assurance, travaux) dépassent 30 % des loyers, le régime réel est plus avantageux. Pour un primo-investisseur avec un seul bien sans crédit important et peu de travaux, le micro-foncier peut être adapté les premières années. Mais pour tout investisseur à partir de la 2ème ou 3ème année avec un crédit en cours, le régime réel est presque systématiquement plus avantageux car les intérêts seuls représentent souvent 20-30 % des loyers.
En LMNP micro-BIC, les recettes sont déclarées en case 5ND (ou 5OD/5PD selon les membres du foyer) sur le formulaire 2042-C-PRO. L'abattement de 50 % est automatiquement appliqué. En LMNP réel, il faut déposer une liasse fiscale spécifique (formulaire 2031 et ses annexes, notamment la 2033-B pour le compte de résultat) avant la date limite des déclarations professionnelles (mai-juin). Le résultat (bénéfice ou déficit BIC non professionnel) est reporté sur la déclaration 2042-C-PRO. Pour s'immatriculer en LMNP, il faut effectuer une déclaration au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) du greffe du tribunal de commerce dans les 15 jours du début d'activité (formulaire P0i). Un numéro SIRET est attribué et sert à l'identification fiscale.
Non, le régime LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) s'applique exclusivement aux logements meublés loués à usage d'habitation. Les parkings, caves, locaux commerciaux et bureaux ne peuvent pas bénéficier du statut LMNP. Ils sont traités en revenus fonciers (location nue) ou en BIC professionnels selon les cas. En revanche, si vous louez un appartement meublé avec une place de parking attenante faisant partie du même lot, le parking peut être inclus dans l'activité LMNP. Les résidences avec services (étudiantes, seniors, tourisme, EHPAD) louées meublées dans le cadre d'un bail commercial à un exploitant relèvent du régime LMNP ou LMP selon les volumes de recettes.
Régimes fiscaux 2026 — Source DGFIP
Taux et règles conformes au CGI 2026. Pour valider avec votre situation précise : impots.gouv.fr — Location meublée
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